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Résolution de dépénalisation universelle de l'homosexualité en 10 questions "Idahot France"
(07-11-2017)

1/ La résolution, qu'est-ce que c'est ?

En 2008, le Comité IDAHO a milité pour que la France porte une déclaration à l'Assemblée Générale des Nations Unies. Lancé par Rama Yade, ce texte demandait la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Ce fut une première historique. Mais ce texte était symbolique, au sens fort et au sens faible du terme. Au sens fort, car il faut des symboles, et ce fut un symbole énorme ; au sens faible, car ce texte n'engageait que les signataires. Il faut donc passer d'une déclaration à une résolution, c'est-à-dire un texte plus contraignant.

 

2/Pourquoi est-ce si important ?

C'est essentiel, car il s'agit de mettre hors-la-loi tous les pays qui pénalisent l'homosexualité. Il s'agit de montrer que le crime n'est pas l'homosexualité, mais l'homophobie. Evidemment, une pareille résolution serait sans effet sur des pays très homophobes comme l'Iran, qui se moque de toute résolution des Nations Unies. Mais il aurait un effet très important sur un pays comme l'Inde, par exemple, où il y a déjà un fort mouvement social en faveur de la dépénalisation. L'Inde qui veut se présenter comme la plus grande démocratie du monde se retrouverait hors-la-loi avec cette résolution, et serait très gênée. Du coup, cette résolution serait un très gros coup de pouce en faveur de la dépénalisation dans le pays, renforçant le combat des associations locales. Il en va de même dans tous les pays homophobes, mais pas trop, si on peut dire. Plusieurs pays pourraient ainsi dépénaliser à court ou moyen terme, ce qui permettrait d'ouvrir un contre-feu face à la logique de surpénalisation, dans laquelle se trouvent au contraire des pays comme l'Ouganda ou le Cameroun.

 

3/ La résolution peut-elle vraiment résoudre tous les problèmes d'homohobie ?

Bien sûr que non. Il faut déjà que les pays transposent la résolution dans leur droit national, ce qui va prendre plus ou moins de temps selon les cas. Et une fois que l'homosexualité est dépénalisée dans tel ou tel pays, restent tous les problèmes de discriminations, dans le monde du travail, dans la famille, etc. Pour le dire autrement, après le combat pour la liberté, reste le combat pour l'égalité. En ce sens, la dépénalisation n'est pas une fin en soi, c'est plutôt un début, le début d'une nouvelle ère, avec des problèmes énormes qui restent à résoudre. En somme la dépénalisation est à la fois indispensable, et insuffisante.

 

4/ Pourquoi est-ce si urgent ?

Après novembre, le moteur de la diplomatie américaine sur les questions LGBT sera affaibli, ou cassé. Or la bataille aux Nations Unies est si difficile, qu'il serait suicidaire de vouloir se passer de la première diplomatie du monde. Si on veut avoir une chance de succès, il faut annoncer la résolution maintenant, négocier pendant l'été, et faire passer le texte à l'ONU d'ici novembre. Ceux qui disent qu'il serait dangereux d'avancer ont tort : le vrai danger, c'est l'immobilisme.

 

5/ Certains disent qu'il faut miser sur l'Afrique du Sud, et lui laisser le leadership...

Au niveau international, l'Afrique du Sud est un pays qui a eu sur ces questions LGBT des positions très « variables », c'est le moins qu'on puisse dire... Tout le monde le reconnaît -le Quai d'Orsay lui-même. Lui laisser un leadership total serait tout à fait hasardeux. Imagine-t-on Bonaparte confier la direction de ses armées à un général qui est tantôt pour la France, tantôt pour l'Angleterre ? Ce serait absurde. C'est pourtant ce que fait la France. J'aimerais bien que l'Afrique du Sud porte cette résolution sur la dépénalisation, mais cela fait trois ans que tout le monde le lui demande, et elle ne le veut pas, à l'évidence. Elle semble tantôt pour la cause, tantôt très réservée, pour ne pas en dire davantage... Maintenant, ça suffit. Le temps presse. Les élections américaines arrivent en novembre, il faut avancer.

 

6/ N'y a-t-il pas un inconvénient à laisser un pays du Nord porter le texte ?

Il y a des conflits Nord/Sud importants aux Nations Unis, c'est clair, et le texte ne doit pas être un projet du Nord uniquement. Mais il ne faut pas confondre portage et impulsion. Il faut que le portage soit collectif, en incluant un maximum de pays du Sud. Mais l'impulsion doit venir de quelque part. Puisque l'Afrique du Sud s'y refuse depuis trois ans, et qu'il n'y a pas d'autre candidat en l'état actuel des choses, la France doit prendre ses responsabilités, et doit lancer le processus. Et aussitôt, rallier un maximum de pays, notamment du Sud, et leur laisser alors la première place dans le portage. C'est exactement ce qu'a fait Rama Yade en 2008 : la France a été à l'initiative, mais très vite, le portage a été très collectif, avec un très grand nombre de pays du Sud, y compris en Afrique, et le jour J, le texte a été lu par l'Argentine. C'est ce qu'il faut faire à l'automne 2016.

 

7/ Que dit le gouvernement ?

M. Hollande a reçu le Comité IDAHO France quelques jours après son élection, et n'a pas compris l'importance et l'urgence de cette résolution. 

8/ Quels sont les arguments du Quai d'Orsay ?

Nos interlocuteurs se réfugient derrière le leadership à laisser à l'Afrique du Sud .Je trouve bizarre que l'on veuille laisser le leadership à un partenaire instable (ce qu'ils reconnaissent à mi-voix), et qu'on ne s'inquiète pas de perdre bientôt le soutien du partenaire le plus puissant du monde (ce qu'ils reconnaissent également). C'est étrange, non ? C'est même une stratégie totalement absurde. La vérité, c'est que la diplomatie française est tout à fait frileuse sur ces questions. D'ailleurs, c'était déjà le cas sur beaucoup d'autres dossiers LGBT, notamment sur la déclaration de 2008. Les diplomates disaient à Rama Yade : « ça ne marchera pas, il est urgent d'attendre, il faut laisser le leadership à l'Afrique du Sud, cela va renforcer l'opposition Nord/Sud, etc. » Mais Rama Yade ne les a pas écoutés. Elle a lancé cette déclaration, ils ont été bien obligés de la suivre, et tout le monde reconnaît aujourd'hui ce que fut une grande réussite. Aujourd'hui, comme en 2008, ce sont les mêmes personnes, les mêmes arguments, les mêmes frilosités. La différence, c'est qu'il n'y a plus de locomotive au Quai d'Orsay. On attend pour les suivre que d'autres pays lancent une initiative. Techniquement, cela s'appelle du suivisme, et de l'attentisme.

 

9/ Mais le gouvernement n'est il pas progressiste sur les questions LGBT?

Nous sommes en train d'assister à une évolution à fronts renversés. Pendant les années Sarkozy, au niveau national, ce fut une stagnation pour les droits des personnes LGBT. Ce fut même à la fin une véritable régression, comme le montre notre Idahomètre, entre 2011 et 2012. Mais à l'international, la France fut très impliquée, grâce à Rama Yade notamment : déclaration à l'ONU en décembre 2008, congrès international LGBT à Paris le 16 mai 2009, demande de Roselyne Bachelot à l'OMS sur la déclassification de la transidentité le 17 mai 2010, pressions efficaces pour obtenir la mise en œuvre de programmes LGBT à l'UNESCO, congrès à l'UNESCO le 17 mai 2011, puis pour l'IDAHO 2012. Maintenant avec François Hollande , c'est l'inverse : implication forte au niveau national, avec l'égalité des droits, et sans doute d'autres avancées que l'on peut espérer, mais implication très affaiblie voir inexistante au niveau international.

 

10/ Que proposez-vous concrètement ?

Nous prosons une stratégie à la fois volontariste et prudente. Nous demandons que la France lance un projet de résolution sans tarder. Que l'on rassemble, comme en 2008, une communauté d'Etats de tous les continents, pour former un « core group », un noyau dur, chacun étant chargé de mobiliser ses voisins. Il faut un texte minimaliste. Ecarter les termes qui fâchent, comme « discrimination ». Contrairement à tant d' « experts », je pense qu'il faut le laisser de côté, car tout de suite, nos adversaires entendent « égalité des droits », « mariage », « adoption » etc., toutes choses horribles à leurs yeux. Evidemment, ce n'est pas l'objet de la résolution. Inutile d'agiter un chiffon rouge devant eux, pour les rendre plus agressifs qu'ils ne le sont déjà. Concentrons-nous sur l'essentiel : la pénalisation. S'il le faut, en cours de négociation, si nous craignons de ne pas avoir une majorité de voix, on pourrait même abaisser nos exigences, et proposer plutôt un moratoire sur l'application des peines. Si certains Etats disent : « nous ne sommes pas prêts à changer nos lois fondées sur la Bible, le Coran, les valeurs traditionnelles, etc. », on leur répondra : « certes, prenez le temps du débat, mais en attendant, suspendez l'application des peines, et ne mettez plus les personnes LGBT en prison ». Ainsi, cela permettrait à nos adversaires de sauver la face (puisque leurs lois et leurs « valeurs » ne seraient pas condamnées par les Nations Unies), et à nous de sauver des vies (puisque les personnes LGBT ne seraient plus condamnées). Le moratoire, c'est exactement ce qui a été fait pour l'abolition de la peine de mort, et cela a permis d'avancer de manière très efficace. Comme on le voit, notre stratégie n'est pas du tout irréfléchie ou aventuriste, comme certains se plaisent à le dire ; elle est au contraire très prudente et très mesurée. Mais elle permettrait du moins d'avancer. 



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